L’UX design (User Experience = expérience utilisateur) s’intéresse à l’optimisation de l’expérience utilisateur sur une interface donnée. Avec l’évolution rapide des technologies et des pratiques, il faut pouvoir rester à la page. C’est pourquoi on vous propose de passer en revue les 6 dernières tendances en matière d’UX design.

Le mode sombre (ou dark mode)

Déjà fort de son succès auprès des applications de chat et des plateformes web, le mode sombre est très en vogue en ce moment. Sans surprise, il est déjà possible de naviguer avec ce thème sur Facebook, Android ou encore Windows.

Et ce n’est pas sans raisons !

Quelques avantages du dark mode :

  • élégant et moderne, il permet d’économiser la batterie des appareils ;
  • il est reposant pour les yeux, surtout lorsqu’il fait sombre ;
  • il permet de mettre davantage en avant les éléments importants de l’interface.

Proposer une alternative comme le mode sombre pourrait être un atout pour l’expérience utilisateur. Bien évidemment, il faut veiller à le rendre activable et désactivable à tout moment.

Toutefois, il faut l’utiliser à bon escient et l’éviter lors d’actions qui demandent plus de concentration que la normale. Par exemple, attention au dark mode appliqué aux formulaires, qui pourraient devenir illisibles pour l’utilisateur !

Les micro-interactions

Plus besoin de les présenter : cela fait déjà quelques années que les micro-interactions (ou micro-animations) sont connues et reconnues. Ce n’est d’ailleurs que le début de leur long règne. Plus qu’hier, ces transitions élégantes et ludiques animent une interface web en créant une expérience tactile. Ces petites animations sont déclenchées en réponse à une action de l’utilisateur (cliquer sur un bouton, par exemple), d’où leur fonction interactive très appréciée.

Pour vous inspirer :

Quand elles sont judicieusement conçues, placées et amenées, elles présentent quelques avantages non-négligeables. En effet, elles permettent de  :

  • guider les utilisateurs de façon plus agréable, intuitive et fluide ;
  • inciter à interagir avec l’interface, qui devient plus dynamique ;
  • renforcer la compréhension et la mémorisation de la page ;
  • mettre en avant certains éléments de l’interface (boutons, liens call-to-action) ;
  • enrichir et animer l’univers autour de la marque.

Ainsi, les micro-interactions renforcent de façon créative le lien entre interface et utilisateurs. Nul doute qu’elles optimisent la navigation à travers une expérience stimulante et unique. Cependant, leur utilisation excessive peut provoquer l’effet inverse et perdre l’utilisateur (pages trop confuses, temps de chargement trop long, perte d’ergonomie, etc.). Elles sont donc à doser avec parcimonie !

La personnalisation

De plus en plus, les internautes apprécient se sentir spéciaux, isolés de la masse de consommateurs lambdas. Pour cela, on peut intégrer de façon automatique les prénoms, la météo du jour... mais pas que.

Se poser les bonnes questions pour améliorer toujours plus l’expérience utilisateur et faire la différence est plus que d’actualité dans ce domaine. Grâce à la collecte de données personnelles (big data), la valorisation des contenus sur-mesures s’intensifie et ouvre de nombreuses portes pour les marques.

N’hésitez donc pas à vous en servir pour proposer un parcours personnalisé à vos utilisateurs.

UX writing

Dans la continuité du point précédent, l’UX writing est un moyen privilégié et tendance pour personnaliser les contenus textuels.

Il s’agit de donner certaines indications ou conseils (messages d’erreur, etc.) pour faciliter l’atteinte d’un objectif sur la plateforme. De cette manière, on cherche à créer un dialogue, une proximité avec l’utilisateur. Cela permet alors de briser les frontières entre interface sans vie et humain, en créant une relation d’humain à humain qui se veut authentique dans son interaction.

Inutile de mentionner la dimension marketing de cet usage : à travers le ton et les mots employés, c’est bien entendu la marque qui est représentée.

L’utilisateur se voit alors guidé de façon didactique tout au long de son parcours sur l’interface. Pratique pour améliorer son expérience, n’est-ce pas ? Puis au-delà de l’écran, cela lui suscite des émotions, et donc un sentiment d’appartenance et de confiance vis-à-vis de la marque.

On peut par exemple décider de travailler la page erreur 404 d’un site web. Celle-ci ayant habituellement une connotation négative, c’est le moment d’user de sa créativité pour la rendre originale et à votre image.

Alors, qu’attendez-vous pour ajouter l’UX writing à votre arc ?

Travail à distance (télétravail)

Ces derniers temps, on observe très clairement un besoin progressif d’outils fiables et fonctionnels pour travailler à distance avec ses pairs. Il n’y a qu’à constater l’essor de plateformes de visioconférence comme Zoom, ou Teams (Microsoft Teams), utilisées quotidiennement par de nombreuses personnes.

D’autres fonctionnalités telles que l’édition, les commentaires et la messagerie se sont progressivement répandues dans le monde du travail. Les tableaux blancs, ou « whiteboards », sont également de plus en plus utilisés pour collaborer en direct. Ces applications en pleine expansion, comme Miro et MURAL, proposent de simuler un espace de travail où il est possible, à distance, d’interagir et de partager des idées.

Vous vous doutez donc bien qu’un travail d’optimisation de l’expérience utilisateur sur ce genre d’outils est le bienvenu de nos jours. C’est une réalité (virtuelle!) à ne pas prendre à la légère, puisqu’elle est amenée à s’intensifier pour les années à venir.

Réalité augmentée

Locations, visites, promenades,… Autrefois considérée comme propre aux jeux vidéo, la réalité augmentée est de plus en plus appliquée à d’autres secteurs aujourd’hui. Il n’y a qu’à faire le constat chez IKEA, avec son application destinée à faciliter l’organisation des espaces intérieurs pour les particuliers.

Que ce soit sur ordinateur ou smartphone, ce média tridimensionnel propose une expérience numérique qui sort de l’ordinaire.

Voici trois bonnes raisons d’utiliser la réalité augmentée :

  • attractive, elle renforce l’intérêt de l’utilisateur et attise sa curiosité ;
  • interactive, elle suscite l’engagement de l’utilisateur dans la découverte ;
  • immersive, elle propose une expérience utilisateur plus réaliste et pratique.

Cela dit, attention au travail d’intégration, qui peut parfois être fastidieux.